Sunday, September 13, 2009

Je Suis Fatigué des les Ecouter


Image: Luis Trápaga

Jusqu'à maintenant, j’avais complètement ignoré le problème, mais la chaudière ne peut aller aux puits qu’un certain nombre de fois avant briser: la mienne viens d’être brisé par Juan Formell.

Au-delà des dissertations sur les raisons différentes (pressions, menaces ou compromis) qui ont amené Carlos Varela, Amaury Pérez et Juan Formell à parler en mal de Porno para Ricardo en public, pour moi ce qui compte c’est la conséquence: le flip-flop, le double standard et le culot. Je me souviens qu'une fois il y a quelques années j'ai eu une discussion assez déprimante avec une amie qui m'a assuré que Silvio Rodriguez a probablement été élu à l'Assemblée nationale, parce qu'ils avaient menacé de tuer sa famille.

A cette époque, j'ai été insulté, mais aujourd'hui, il me fait rire de voir a quel point nous (le public admiratif et observateur) sont susceptibles de justifier l'attitude honteuse de certains de nos artistes et intellectuels. Je suppose que ce sont les mêmes justifications qui font de sorte qu'aujourd'hui, Pablo Milanes est connu pour ses déclarations en Espagne et non pour ses déclarations au bulletin de nouvelles sur la Télévision Nationale après son concert au Protestodrome: Le concert qui a fait de moi un révolutionnaire (ou quelque chose de ce genre), tandis que Gorki a terminé sa troisième journée en prison et Ciro a été interrogé par la Sécurité de l’État.

Comme la plaisanterie circule ici: avec un rôle de dix minutes dans le film Brainstorm, Alberto Pujol surmonté des mois d’avoir été El Tabo *. Avec un interviewer cinq minutes, Formall, Varela, Silvio et Pablo ont fait en sorte que, tandis que je continue à admirer leur travail en tant qu'artistes, je sois fatigué de les écouter (je n'ai jamais aimé Amaury donc je ne l’ai pas inclus dans la liste).

Thursday, September 10, 2009

Une Overdose Pour Mes Petits-Enfants: Popularité et Meilleur Blog



Ce premier concours de blogs cubains a été avant-gardiste dans beaucoup de choses, mais l'une des plus simples et pourtant la plus excitante, c'est que c'est la première fois qu'une blogeure lauréate de l'île peut participer à la cérémonie de remise des prix (sans avoir à demander la permission de quitter). Je pense bien sûr à Yoani Sanchez, qui s'est vu refuser le droit de prendre l'avion cinq fois en seulement deux ans.

Son prix pour le meilleur blog en langue espagnole au concours Bitácoras, un ordinateur portable, était le prix que j'ai reçu hier pour le meilleur blog. Heureusement, Orlando Luis a parlé le premier à la fin de la cérémonie et mon envie de pleurer a passé. Quand je suis venu dire quelques mots, don je ne me rappelle pas du tout, au moins je n’ai pas versé une seule larme, même si plus tard, on m'a dit que j'étais "rouge comme une betterave."

Une Ile Virtuelle a été rendue possible grâce à la persévérance des organisateurs et de la solidarité qui existe au sein de la blogosphère cubaine, à tous ces gens mes remerciements et mon admiration.



Wednesday, September 9, 2009

Concours Une Île Virtuelle

À un certain moment j'ai arrêté de regarder le scrutin en ligne du concours de blogs Une Île Virtuelle car ça me rendait nerveuse de gagner le prix de popularité [votés par les lecteurs] du premier concours de blogs tenue à partir l'île est la chose que j'ai l'intention, sans aucuns doutes, de dire à mes petits-enfants.

Je suis très heureuse et remercie tous les lecteurs qui ont voté pour Octavo Cerco. Si nous pouvions retourner en arrière à quand j'avais 8 ans et que j’étais en cinquième année, il n'y aurait pas moyen de convaincre mes camarades de classe qu'un jour je gagnerais quelque chose lié à la popularité, si je me l'étais dit il y a deux ans, encore moins.

Bientôt nous aurons les résultats du jury, le 09.09.09, à partir de ce petit espace de l'Internet dans une île sans Internet: Bonne chance à tous les concurrents, félicitations à tous les organisateurs (en particulier à Yoani Sánchez) et mille merci aux lecteurs, sans qui rien de tout cela n'aurait ne ferait du sens.

Tuesday, September 8, 2009

Procession de ka Vierge de la Caridad Del Cobre




Quand j'ai atteint l'Église je ne pouvais pas filmer parce que la seule chose que je voyais tout autour de moi était des dos. J’ai essayé de lever mon bras aussi haut que j'ai pu pour filmer à l'aveuglette, puis j’ai sentis une main attraper mon poignet et une voix inconnue disant à mon cou:

- Je vais te soulever afin que tu puisses filmer son départ.



Je ne pouvais même pas voir le visage de la fille qui m'a aidé, il y avait des milliers de personnes et même si le trafic n'avait pas été détourné pour la procession, les conducteurs prudents formaient une ligne dans rue Reina, attendant que ceux qui marchaient et acclamaient la Vierge terminent leur procession.



J'ai entendu dire, "Vive la Vierge de tous les Cubains," et "Liberté". Je ne les ai pas vue mais les gens disaient les Dames en Blanc étaient à quelques pieds de nous ... il y avait tellement de gens que je ne pourrais pas dire ce qui était de dix pieds devant moi. Lorsque je marchais derrière la Vierge je pensais à tous ceux qui, pendant des années, ont rêvé de se promener avec elle mais étaient interdit de le faire, et tous ceux qui ne pouvaient pas le faire aujourd'hui parce qu'ils ne sont pas libres de penser différemment.

Sunday, September 6, 2009

De Retour A Mon Proxy



Les gens qui lisent les blogues de Cuba en général le font sur vocescubanas. C'est plus facile parce que tous les bloggeurs sont réunis sur une même plateforme, vous ne devez pas passer beaucoup de temps à ouvrir plusieurs pages en même temps. Le temps sur Internet à Cuba c’est de l'or, soit parce que c’est très coûteux, parce que vous naviguez comme un "invité" grâce à un membre, ou parce que vous êtes au travail et vous profitez des quelques minutes lorsque vous savez que personne ne regarde par dessus votre épaule.

Une nouvelle plate-forme indépendante a donné de nombreux blogueurs la possibilité de gérer eux-mêmes leurs sites (Yoani Sanchez, Reinaldo Escobar et Miriam Celaya). Pour moi, précisément, ça a été le défi de l'administration de mon blog dans WordPress et la possibilité d'être, grâce aux logiciels gratuit d’être lue de l'intérieur de mon pays. Pour les autres blogueurs comme Pablo Pacheco, cela signifiait la certitude que ses articles seraient publiés et lus de La Havane.

Toutefois, depuis quelques jours, nous n'avons pas été en mesure d'entrer sur Voces de Cuba, ce blocus ne change pas nos conditions beaucoup: l'administration d'un blog est un luxe, et presque tous les blogueurs ont trouvé un ami qui l'aide de quelque part dans le monde où le gouvernement ne s’inquiète pas si ses citoyens naviguent librement sur Internet. Qu'il s'agisse de La Havane ou à partir du pôle Nord, nos textes continueront à être publiés, malgré la paranoïa du gouvernement.

Pour les lecteurs sur l'île: pour chaque « censurriste » salarié sur Internet, il existe dans le monde un hacker bénévole. Voces Cubanas s'ouvre par proxy, j’ai confirmé que ceux-ci fonctionnent à Cuba dès maintenant:

http://www.kroxy.net/
http://www.hidemyass.com/
http://www.ourproxy.com/
http://www.anonymouse.org/

Saturday, September 5, 2009

Des L'information au Sujet de ma Désinformation

Depuis plusieurs jours, Octavo Cerco n’a pas bien fonctionné. Même si je n'ai pas la moindre idée de ce qui se passe, en attendant, j’essaye de le réparer sans avoir trop de temps en ligne pour des raisons évidentes.

C'est peut-être une coïncidence si Septembre a commencé avec des problème: grâce à vous j'ai gagné le prix de popularité dans le concours Une Ile Virtuelle, ça fait une semaine que Voces Cubanas a été bloqué de l'intérieur de Cuba et maintenant ceci... ça doit être une coïncidence, ou peut-être l'astrologie.

Note du traducteur
Pendant plusieurs jours, la version espagnole (original) d’Octavo Cerco n'a pas fonctionné, elle ne montre que l'entrée la plus récente et la barre latérale est partie. Chers lecteurs ... Nous travaillons là-dessus!

Wednesday, September 2, 2009

Plus de Crises?



Photo: Claudio Fuentes Madan

Je marche dans la rue et la seule chose que j'entends, c'est la question des «magasins», il semble que la technique est infaillible. J'ai vu des documentaires sur les actions civiles pour faire pression sur le gouvernement et dans divers pays qu'ils ont utilisé un boycott économique pour forcer un changement politique (Afrique du Sud, Chili).

Qu'est-ce qui se passe me donne l'impression qu’à Cuba il y a une autre dynamique, le boycott économique est utilisé par le gouvernement pour faire pression sur nous, les citoyens. Il y a environ un mois que certains des magasins de monnaie convertible (les seules où vous pouvez obtenir une commande de base de marchandises) ont fermé et ceux qui sont encore ouverts se vident peu à peu. L'autre jour, je cherchais désespérément n’importe quelle sorte de détergent, et je suis allé dans un magasin où la seule chose qu'ils avaient était des étagères et des rayons de nettoyant à vitres (quelque chose comme dix marques différentes). Qui achète nettoyant à vitres à Cuba?

Le meilleur de tous sont les conclusions des victimes: on entend, comme toujours, plusieurs versions:
1 - Tous les magasins vont fermer peu à peu à faire partie de la FAR (Forces Armées Révolutionnaires).
2 – Ce qui ce passe c'est qu'il n'y a plus d’investisseurs étrangers situés à Cuba qui peuvent vendre leurs produits parce qu'ils ne peuvent pas sortir leur argent des banques à Cuba et ils ne peuvent pas effectuer des transactions dans leur propre pays.
3 - Le problème est que Cuba ne dispose pas de l'argent maintenant pour acheter des produits, et ce qui est dans les magasins sont les produits qui étaient déjà là et que personne n'avaient acheté.

J'aime la troisième conclusion parce que c'est lié au nettoyant à vitre, et je me demande qui songerait à acheter du nettoyant à vitre dans un pays où presque toutes les fenêtres sont en bois. D'autre part il semble que les étrangers ne sont pas les seuls qui ne peuvent pas sortir leur argent des banques, un ami m'a dit que dans le but de collecter les 5000 pesos que son père lui a laissé comme un héritage qu'il a dut faire tant de paperasse, qu’il ne sait plus s'il pourra mettre la main sur l'argent.

Comme rien de tout cela n’est discuté dans le journal Granma, je ne sais pas quelle version est vraie, ou semi-vraie, ou complètement fausse. Maintenant, je dois marcher six heures pour être en mesure de faire la vaisselle tous les soirs. Pendant que je marche dans la rue, je me demande à quoi bon ça sert le Parti Communiste Cubain (PCC) et Raúl Castro de garder l'économie du pays dans cet état? Nous sommes dans la crise numéro quoi? Pourquoi y a t’il du papier de toilette dans un seul magasin dans l'ensemble de La Havane? S'agit-il d’actes d'équilibre causés par la crise économique, ou est-ce ce qu'on appelle communément le blocus interne?