Tuesday, March 24, 2009

Vous savez que c'est un noir?



C’était la question honteuse que la Sécurité de l’État a posée à Claudia et Ciro, qui n’ont même pas pu mettre un seul pied dans le quartier d’Antunez, le site d’une absurde opération policière. Ils ne comprenaient pas pourquoi un musicien et un photographe se souciaient d’un gréviste (et en plus un noir?). Ils ont été surpris par les caméras et ils ont demandés pour qui ils travaillaient. Claudio leurs a dit qu’ils étaient artistes indépendants et que l’entrevue serait publiée dans un blog… ils ne savaient pas ce que c’était un blog, mais maintenant, aujourd’hui, ils ont une idée :

-C’est la possibilité de publier librement toutes ses idées en tant qu’individuel.

Monday, March 23, 2009

La solidarité est illégale





Mettre un “widget” à la droite du site, pour supporter quelqu’un qui n’a pas mangé depuis un mois, me paraissais comme la moindre des choses. Ciro Diaz et Claudio Fuentes ont prit l’autobus ce matin à 6 heures, ils avaient achetés leurs billets auparavant sans problèmes, pour pouvoir allé exprimer en personne notre solidarité avec Antunez.

Mais on dirait qu’encore une fois nous avions tord, ce n’est pas si facile, d’allé cogner à la porte et de dire:

« Camarade, nous sommes venu de La Havane pour te dire que nous sommes de ton bord. »

Ils sont maintenant détenus dans un poste de Villa Clara, ils ont été interrogés et je ne sais pas s’ils seront en mesure de me téléphoner de nouveau. J’ai parlé avec Claudio, un policier lui a dit de fermer le téléphone et Claudio a répété qu’il devait parler à sa Maman au sujet d’une pilule. Avec ces conditions de communications : je ne sais où ils sont, qu’est ce qui se passe, ou quand ils seront relâchés.

Ce n’est rien de neuf, nous savons déjà qu’ils, les agents gris, sont excessif.

On dirait que Ciro aura une nouvelle saga… avec un reportage photo.

Sunday, March 22, 2009

Entrevue avec Orlando Luis Pardo Laso



Orlando Luis Pardo Lazo blogue depuis 2008. Né à La Havane, le 10 décembre 1971. Diplômé en Biochimie en 1994 de la faculté de biologie de Ville de la Havane, il a laissé les sciences peu à peu pour la littérature, jusqu'à ce que cette dernière ne lui laisse pas de temps pour d'autres spécialités.

Entre les prix reçus et les publications officielles : Des prix pour ses Contes dans les revues La Gazette de Cuba en2005 et la Cauce en 2007. Des prix de Narrations les Nouveaux Pins 2000 (le livre Collage Karaoke), Luis Rogelio Nogueras 2000 (livre Recommencer de zéro), Félix Pita Rodríguez 2004 (livre Ipatrías), le Calendrier 2005 (livre Mon nom est William Saroyan), parmi tant d’autres. Un prix de Photographie de la revue Planches 2008.

Des publications non-officielles : éditeur de l’e-zine d'écriture irrégulière The Revolution Evening Post. Blogs et revues digitales auxquelles il a participé : Revistas Cacharro(s), 33 y 1/3, Desliz, et The Revolution Evening Post. Dans les blogs Fogonero Emergente, Penúltimos Días, Pia McHabana, y Lunes de Post-Revolución

Récemment Orlando Luis a lancé son livre Boring Home, censuré par des Letras Cubanas, dans une présentation indépendante pendant la Foire Internationale du Livre de la Havane à la limite des lieux. Pendant toute la semaine avant la présentation, présenté par Yoani Sánchez du blog Génération Y, l'auteur a été victime d’une forte opération policière, des menaces par email et par téléphone contre sa personne physique. Malgré cela, la présentation de Boring Home a été tout un succès, des écrivains, des photographes ont participé et blogueurs du pays.

1-Quand as-tu commencé avec tes blogs Pia McHabana et Lunes de Post-Revolución?

Pia McHabana (qui que se soit) a commencé à bloguer en août 2008, après une saison perdue dans l'Internet (et je crois qu'il s'est déjà égaré de nouveau). En octobre 2008 je commence à donner une continuité à mon blog Lunes de Post-Revolución, où j’ai publié, plus que de posts, tous mes éditoriaux hebdomadaires : des descriptions, des opinions, un délire, des rencontres, des désobéissances, des sournoiseries grossières, des reportages anodins qui ne parlent de rien, des rêves érotiques et rêves littéraires en quantité industrielles. Ce blog est mon meilleur engagement en tant qu’auteur. Il me plairait le voir publié sur papier un jour, mais je soupçonne que ce serait un livre intolérable, in-instrumentale pour le pouvoir (in-tool-érable), une autre pilule qui passe mal de l’écriture Habanesque. Un geste limité dans le camping culturel Cubain si pacifié. Un gong de combat. Une performance radicael qui à Cuba aujourd'hui constitue un suicide de l'édition : l'une de ces hérésies illisibles qui tout de suite te transforment en ex--crivain.

2- Est-ce que c’est grâce à ces blogs que tu as fait tes débuts dans la blogosphère ou avais-tu publié dans un autre espace digital auparavant ?

Avant j'apparaissais sporadiquement dans des sites webs non-connexes, incluant dans des revues officielles comme Made in Cuba, comme Esquife, Alma Mater, El Caimán Barbudo et La Jiribilla. Et aussi, bien sûr, je me suis impliqué dans des projets d'édition alternatif comme les revues indépendantes Cacharro(s), 33 y 1/3, le projet Desliz, et mon propre e-zine d’écriture alternative The Revolution Evening Post (que j’ai réalisé avec des écrivains cubains de la Cuba Jorge Enrique Lage y Ahmel Echevarría Peré). Dans les blogs le Fogonero Emergente y Penúltimos Días, entre autres, une bonne partie de mon travail peut être lue en tant que blogueur chroniqueur. Ainsi, peu à peu j'accumulais des lecteurs et des partisans. En plus des commentaires odieux habituels qui m'attaquent personnellement, même à partir d'autres sites comme, Kaos en la Red (dont la section cubaine est connue non-grammatiquement comme Asko en la Red).

3- Tu as reçu des prix par chacun de tes livres publiés en Cuba et même été un jury de prix de littérature. Cependant, aujourd'hui avec le lancement indépendant “Boring Home“, tu as reçu des appels directement de la sécurité de l'état et des menaces anonymes par téléphone et par email. Qu'est-ce que tu crois qu'il a provoqué ce changement si radical de conduite officielle à l'égard de ta personne et de ton œuvre? Quand a commencé la campagne digitale anti-Orlando Luis Pardo Lazo ?

La messagerie et les appels anonymes sont anonymes, c’est pour cela que l'on ne peut pas attribuer à personne de violence verbale prisonnière : derrière ce masque muet son quota précis de terreur réside. Les attaques ont commencées aussitôt que l’invitation électronique a commencée circulé pour le lancement de mon livre de nouvelles Boring Home (expulsé, sans même me l’avoir dit, de la maison d'édition de l’État Letras Cubaines qui depuis des mois avait approuvé sa publication et il s'était oralement commis à sa publication pour la dernière Foire Internationale du Livre de La Havane : le contrat à Cuba est une formalité à posteriori). Déjà avant j’avais entendu des rumeurs disant que des grands fonctionnaires lisaient mes éditoriaux sur les blogs et qu’ils avaient laissés un mauvais goût dans leurs bouches (et ils les ont fait circuler librement, et ils les ont même publié sur d'autres sites sans ma permission). Ainsi ils m’ont averti à la manière sicilienne que j’avais croisé une ligne et que ce chemin était sans retour. Je n'ai pas répondu aux attaques d'une façon directe, puisque tous essayaient de me stigmatiser avec ces mots qui à Cuba sont synonymes avec rejet: dissident, mercenaire, contre-révolutionnaire, l'agent, etc... (Tout un voCUBAlaire pour que personne ne souvienne que je suis et je continuerai d'être un écrivain.) Ils veulent me mettre la tête ou le cul dans un camp pour criminel politique. Nos directeurs culturels sont analphabètes ou lisent sans humeur : peut-être entre les résolutions et les chèques ils ont perdu leur libido pour la liberté académique. Aujourd'hui tant de discipline m’attriste. Les maisons d'édition ne devraient pas punir leurs auteurs pour leurs biographies (ou reconnaître que ce sont des petites écoles politico-morale et des non maisons d'édition).

4- Parlons un peu de Boring Home. Compte-moi l'histoire de ce livre.

Boring Home est un livre qui est à moitié un jeu de mots où les histoires importent moins que les mots. Il y a des récits étendus et d’autres de seulement une page, mais dans tous les récits il émerge ce plaisir de savourer les mots : l'allitération avant le littéraire. Les personnages de mon livre sont obsédés, par-dessus le marché, par l'acte presque posthume de raconter : comment compiler la matière première de la fiction, comment se compliquer jusqu'à provoquer une friction. Sois avec les paroles d'une chanson, sois avec les titres de la presse plate, sois avec la mémoire paranoïaque d'une fille qui fuit, sois avec la nostalgie pathologique de celui qui est parti sans ne jamais partir ou de celui qui est revenu sans n'être jamais parti, sois même avec une réécriture des éléments chimiques de la Table Périodique : mes textes sont une expérience et une interrogation sur les limites de la narration dans ce ou tout autre contexte. Certains de ces contes ont gagnés des prix et publiés dans des revues et des anthologies à l'intérieur et en dehors de la Cuba, de La Gazette de la Cuba à Encuentro de la Cultura Cubana. Cet écume-alisme à moi, à cette heure, de ne pas discriminer entre les maisons d'éditions a été compris comme ma provocation originale. L'interdiction de Boring Home n’a jamais été officielle à ce que je comprenne, en conséquence, comme une provocation des Letras Cubanas contre ma légitimité d'auteur : une façon de minimaliser mon travail de blogueur, une leçon exemplaire pour le reste de mes contemporains de la Génération de l'An Zéro, peut-être même une mauvaise manière de me suggérer que je renonce à poster mes dadas-délires-délinquances. Mais à ce point dans la bande dessinée de la Patrie, i-né-vi-ta-ble-ment (comme on réitère dans la promotion digitale avant le lancement) ce pâté bureaucratique ne pouvait pas rester sans une réponse publique. Idéalement, il devait être très clair qu'il existe et il y aura des letras cubanas (en lettre minuscule) en dehors et après Letras Cubanas.

5- Tu as réussi à lancer le livre au milieu de d’une énorme opération de la sécurité de l'état, des écrivains, des photographes et beaucoup de personnes sont venus malgré l'intimidation. Qu'est-ce que tu crois que cela peut signifier ? Pourrait-on considérer ceci comme un nouvel horizon pour les limites de la censure ?

“Le dernier dîner de la censure” : c’est un bon titre que bientôt je me volerai d'un post de ton blog. J’espère que ça signifie que nous pouvons nous tenir la tête haute. Le premier petit pas de nos écrivains dans l'argile stérile lunaire (et lunatique) du monde de l'édition cubain à Cuba. Dans une dernière instance, un geste belligérant de paix : nous ne voulons pas s’autocensurés, ni être des victimes d'une autorité, mais elle existe et nous avons le droit de réplique, de répondre dans les conditions qui, en tant que créateurs, nous sont plus avantageuse (et pas nécessairement par les canaux établis pour monter un cri Oedipique comme au XXe siècle). Nous sommes les autres acteurs : éphémères, mais efficaces. Si l'Institution Culturelle perd cette occasion de dialogue divergent, c’est elle qui est perdante. Elle doit s'adapter à son rôle administratif et non celui de directeur. Ou ils resteront en dehors des coordonnés vifs et mutants du XXIe siècle cubain que personne n'ose encore exposer.

6- Tu partages l'itinéraire blogueur de Yoani Sánchez, tu as quelques blogs et fais partie de Voces Cubanas. Comment the sens-tu en présence de la petite communauté blogueur autour de toi pendant ces jours difficiles?

Solidaire. Même sans nécessairement comprendre tout à fait la gravité du sujet, ils ont montré une solidarité, une sympathie civile et en plus une bonne humeur. Je les remercie tous. Spécialement, Yoani Sánchez pour avoir acceptée le défi de présenter mon livre, en sachant que presque aucun autre écrivain cubain serait ne voudrais le faire. Et toi, Claudia Cadelo, pour avoir ouvert une petite fenêtre pour que je puisse respirer au milieu de cette atmosphère corrompue, et maintenant pour cette entrevue. Les méchants lecteurs disent qu'ils m'ont manipulé pour faire un bon show (même dans les menaces téléphoniques ils me le disaient), mais pour semer ce type de merde est, entre nous, le plus vieux métier du monde (le métier odieux des serpents). Aussi beaucoup de merveilleux lecteurs cubains et blogueurs du monde médiatique étaient présent à cette présentation à l’extérieur de La Cabana : nous n'envahissons même pas l'espace de ses mûres, il nous a suffi de laisser un graffiti symbolique á côté des ponts-levis du Château Kafkaesque.

7- Qu'est-ce que tu pense de la blogosphère alternative ? Comment te sens-tu à l’intérieur de cette dernière ?

Je me sens marginal, toujours à la marge. À l'intérieur et dehors. Comme un boxeur qui en prend et en donne, et qui ne se compromet pas trop dans aucun pugilat. Je suis une ligne de fuite permanente. Je me déplace entre les niveaux infinies Deleuzéennes d'un oignon sans carapace et sans cœur, ainsi ke gagne gaiement un rhizome juteux et joueur : j'écris pour perdre le visage, en creusant ma propre grotte de résistance auteuriale en face du consentement zoocial. Je suis une surface qui réduit le despotisme des soi-disant essences et aussi de tous les esprits sectaires. Pour le reste, je suppose que toute la blogosphère doit être alternative : l'autre serait du travail salarié (trolls de l’État et tout). Je lis très peu en ligne, mais je télécharge des pages ici et là que je consomme toujours plus tard avec surprise. J'ai confiance dans le pouvoir croissant que nous appelons le WWW et de son respect par le citadin devant les institutions et les masses. Avec un peu de chance, dans plusieurs de ces blogs l'avenir respire déjà.

Friday, March 20, 2009

Enterrée dans le Sable



Je ne peux pas, une fois temps en temps, éviter de me sentir immobile dans le temps. Une émotion semblable à ce que je ressentais quand j’étais une petite fille et mon Papa jouait à m’enterrer dans le sable, je ne pouvais pas y rester plus que quelques secondes. Le concept d’une liberté absolue est une illusion, mais notre capacité de la mesurer et de la comprendre n’est pas une illusion; de comprendre qu’être enterrée dans le sable n’est pas la même chose qu’être debout devant l’océan, en regardant l’horizon au loin, tellement distant que ça ne fait presque pas de sens de l’appeler une limite.

Dans mon pays, tandis que les pensées sont bonne et chaude sous le sable, on peu se sentir sains et saufs de ne pas littéralement être emprisonnés; mais quand nous décidons de mettre nos idées dans une bouteille vide et de les lancer dans la mer, vers l’horizon distant, notre corps risque de renoncer, pour un temps indéfini, en nageant le long de la côte.

Des amis me parlent de changements, je reçois des courriels qui en disent peux, et un botero me fais une remarque, stupidement optimiste, qu’ils sont en train de réparer les rues (plus tard, faisant face à nib apathie et mon pessimisme, il m’a admit qu’il était dans un programme pour les « réfugiés politiques » et, en passant, bizarrement il m’a conseillé de m’y inscrire aussi.) Je regarde tout autour de moi et je vois une attente qui ne me fais pas la moindre friction; la vérité est que je n’ai pas la Foi, je ne crois pas à ces changement, je ne peux pas m’en empêcher.

Plus de 200 personnes sont emprisonnés car ils pensaient différemment, et ce depuis 6 ans; les nouvelles sont des mensonges régurgités, le journal Granma est une mauvaise blague; nous avons toujours les mêmes problèmes, les mêmes lacunes de libertés que nous avons toujours eux, le même parti, la même masse d’organismes, les mêmes politiques et idéologie. Je m’excuse mais la vérité est que je ne vois rien de neuf avec certains ministres et plus avec d’autres, et un petit frère en haut avec un grand frère en bas.

J’aimerais pouvoir dire que l’unique responsable de cette situation est Fidel Castro, mais je ne peux pas. Je me rappelle quand il a abandonné le pouvoir, dans l’intérim avant que Raul prenne le contrôle, que Randy Alonso disait toujours pendant son émission La Table Ronde, « La Direction de la Révolution » avait ordonnée ceci, « La Direction de la Révolution » avait décidée cela; et je me suis demander, à demie sérieuse, sous quel nouveau concept abstrait nous dirigeait maintenant.
Je m’en fou si le modèle est chinois, russe ou martien; à ce point-ci je ne peux m’empêcher de penser, et de vraiment espérer que j’ai tord, que jusqu’à ce que « La Direction de la Révolution » ne sois plus au pouvoir, les choses ne changeront pas beaucoup pour nous ici bas.

Thursday, March 19, 2009

Des professeurs... pourquoi?



Photo: Par E.M. (Mur du secrétariat de la Faculté d’Architecture du CUJAE* cours 2007-2008)

Je prends mon autobus habituel et je voix un jeune de 16ans de mon quartier que je connais et qui me donne son siège. Il porte l’uniforme de l’école technique, je sais qu’il étudie le matin car nous nous croisons parfois sur la P4, j’imagine qu’il s’en va à la maison. Mais non, il me dit qu’il va à une nouvelle école : des mathématiques. Je lui demande si c’est difficile (pour moi les maths ont toujours été difficiles) et il me dit, en souriant, qu’il est le professeur. Il boit bien par l’expression sur mon visage que je suis incrédule, mais comment puis-je éviter de dire « Comment peux-tu être un professeur?!...euh… est-ce que c’est par ce qu’il n’y a pas assez d’enseignant? » Je ne veux pas être trop sévère et donner un discours sur ce que je pense des étudiants de deuxième année technique qui enseignent (j’en étais une, donc je sais parfaitement que c’est désastreux.) En plus, ce n’est pas la faute du jeune, je suis certaine qu’ils l’ont appelés et l’ont mit dans une situation très difficile : tu dois enseigner si tu veux une place à l’université, le genre de chantage qui est typiques avec le Ministère de l’Éducation.

Je lui demande l’âge de ses étudiants, j’imagine qu’il enseigne au secondaire ou quelque chose du genre. Il rit, comme si j’étais une extra-terrestre d’une autre planète de demander une telle question, il répond (comme on répond à un enfant qui a l’âge de toujours demander « pourquoi ») avec patience. « J’enseigne à des gens de mon âge l’après-midi. » C’est là que j’ai sautée ma coche, « Me le jeune, comment peux-tu donner des cours à des étudiants de ton âge si tu prends les même cours?! » Il reste composé. Ahh les adolescents qui comprennent tout et ne connaissent rien! Il m’explique, (ça parait qu’il m’aime bien sinon il m’aurait envoyé promener), « je prends le cours le matin avec le professeur, et dans l’après-midi je de donne le même cours qu’il m’a donné. »

Je suis dépassée par l’absurdité, je dis quelque chose de genre, “qu’est qu’on peut faire” ou “pauvres étudiants”, je ne m’en souviens pas vraiment car en ce moment j’essayais de me contrôler. (Mon opinion diffère de celle de certains intellectuels et journalistes officiels cubains, je ne pense pas que l’autobus que l’autobus est une plateforme pour la liberté d’expression, à moins qu’ils décident de tenir la prochaine réunion du Parti Communiste sur le parcours « Alamar-Calixto Garcia ».) Mais sa réponse a mit fin à la conversation : « Je ne me disputerai pas, si les étudiants me comprennent mieux que le professeur. »



Une petite note au sujet de la photo : E.M., qui était un professeur au CUJAE* dans ce temps là, me dit que le « sujet » était nouveau, donc l’Universite de La Havane a envoyée un professeur pour l’enseigner. Âpres un peu de temps le G2 est arrivé dans la faculté et ils ont mit le professeur dans un voiture de patrouille : Le professeur avait des problèmes politiques et avait même donné des « entrevues subversive. » Les étudiants ont confirmés que ce qui c’est passé en classe était un « conquito con mortadela » (en peu de temps et malgré la matière qu’il enseignait il était devenu très populaire avec les étudiants.) Malgré que je ne connaisse pas son nom, ni les dates, l’histoire est restée avec moi comme étant une vrai version tropicale du professeur dans « Maitre et Margarita » et je regrette de ne pas avoir eu la chance d’apprécier ses cours.

Notes du traducteur:
CUJAE : (Cuba) Institut Supérieur Polytechnique Jose Antonio Echeverria (comprend les écoles d’architecture, d’informatique et d’ingénierie civile, électrique, mécanique et chimique.)

Le signe dans la fenêtre : il dit qu’il y a un cour sur les « Réflexions » de Fidel Castro (qui sont publiées dans le Granma, le journal officiel. C’est un cour obligatoire et il comprend un examen final.)

Tuesday, March 17, 2009

L'esprit du changement




Photo: Claudio Fuentes Madan

Les gens de l’extérieur se demandent comment les Cubains voient “les changements” qui ont étés fait par le gouvernement de Raoul Castro. Je veux illustrer ces changements avec deux conversations arbitraires, une que j’ai eu moi-même et une qui a été transcrite pour moi pour que je puisse la publier.

Au sujet des hôtels :

Je parlais à un homme qui travail dans un hôtel pour la compagnie Habaguanex. Il me dit que les choses vont très mal, c’est presque impossible de faire quoique-ce soit d’illégal et en conséquence personne de ne fait de l’argent. Il m’a même parlé d’un touriste qui travaillait avec la police pour dénoncer ceux qui vendaient du rhum et du tabac à l’intérieur de l’hôtel (peu importe la nationalité ou la culture il y a des gens qui sont nés portes-paniers.)

Mais la meilleure partie est qu’est-ce qu’il a dit au sujet des Cubains qui pouvaient maintenant rester dans les hôtels; ce sont plus ou moins ses mots :

« Écoute, fille, normalement la direction de l’hôtel ne veut pas de Cubains, ils ont reçues des ordres à ce sujet, donc ils se font habituellement dire qu’il n’y a pas de place. Même à ça, s’ils en acceptent un, la réception doit alerter la Sécurité de l’État qu’il y a un Cubain à l’hôtel. Et si cette personne reste dans un hôtel 3 fois durant l’année, la Sécurité va le contacter chez lui et procéder à un interrogatoire: où as-tu trouvé l’argent, pourquoi restes-tu dans des hôtels, des choses comme ça. Gros changement tu voix? »

Au sujet des changements dans le gouvernement :

(Dialogue entre une amie et sa voisine)

Mon Amie : Ne penses-tu pas que c’est honteux de renvoyer un ministre et un chancelier et de ne donner aucunes explications du pourquoi?

Sa voisine : Non. Je crois que tu as tord, ils l’ont fait pour leurs propres bien, pour les aider... si ils avaient donné les raisons pour lesquelles ils ont échoué ils les auraient mit en prison. Par exemple, dans l’usine où je travaille je me suis fait prendre à voler, mais ils m’ont donné une chance, ils ne m’ont pas dénoncée. Ils ne font que te punir, et si c’est très grave il te renvoie.

Mon amie
: Qu’est-ce qu’ils t’ont fait?

La voisine
: Ils m’ont renvoyée.

Mon amie : Maintenant que fais-tu?

La voisine : Je travaille dans une usine différente.

Sunday, March 15, 2009

Projet Sommaire




Photo: Claudio Fuentes Madan

De la saga: Le Ciro versus La Sécurité de l’État

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit car après 30 ans de guerre sanglante contre le G2 je me dédis maintenant à un combat plus pacifique. Maintenant je ferai seulement des projets pro-démocraties civils et je vais collecter des signatures et des votes.

Mon premier projets s’intitule Projet Sommaire et à seulement une prémisse (ou n’importe quel autre nom que vous voulez utiliser). Pour continuer, je vous la donne :

Le communisme c'est de la merde!!!

Vous pouvez voter dans la colonne à la droite dans ce blog, «Oui» (si vous êtes d’accord) ou «Je ne sais pas» (si vous n’avez jamais vécu sous un régime communiste). Les résultats peuvent être vus sous le sondage.

Merci,

Ciro

PS : Nous avons implanté un «plugin» pour que les réponses « Je ne sais pas » ne dépassent pas 137 votes. Donc si vous voyez que « Je ne sais pas » a atteint 137 ne prenez pas la peine de le choisir car vos votes ne seront pas comptabilisé et pour que vous voyez que je suis bon je vais donner 137 votes à « je ne sais pas » avant que le vote commence.

PPS : Pour des raisons techniques je n’ai pas été capable de manigancer le vote pour en faire 137, donc le sondage sera beaucoup plus démocratique que je le voulais.